Conversation amicale

— Pour réussir il faut prendre le toron par les cordes.
— Le taureau. T A U R E A U.
— Si tu veux. Le taureau par les cordes.
— Pas par les cordes, mais par les cornes. C O R N E S.
— Si tu veux. Le toron par les cornes. Ça a des cornes un toron ?
— Non. Mais si c’est ton boulot d’entortiller le chanvre pour faire les ficelles qui font les torons qui font les cordages, tu as vite fait d’avoir de la corne aux mains.
— Ah bon ! Et les taureaux ?
— Les taureaux, c’est pas dans mes cordes. Puis d’abord ils ont pas de mains. Mais dis-moi, dans tout ton fourbi, chez toi, tu en as des cordes ?
— Ben oui, comme tout vrai chasseur. Le massacre, au-dessus de la cheminée.
— Tu le fais exprès ou quoi ? Des cordes, C O R D E S. C’est-eau-ère-dés-oeufs-esse.
— C’est pas ce qui me manque. C’en est bourré dans la grange.
— Et une poutre, il y en a une ? Une bien solide ? 

 

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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