Diplomatie frantzaise : la classe

À inscrire dans les annales : Un émule de Sarko et d’Alliot-Marie (qui devraient penser, si ça leur est possible, à numéroter leurs abattis avant qu’il leur dame le pion) a fait encore plus fort que ses maître et maîtresse. Beaucoup plus fort.
Mais par quel (anti)miracle un malotru, sale gamin prétentieux, arrogant et hautain peut-il occuper une telle fonction diplomatique ?

 

— Germaiiiine !
— Oui mon bonhomme, c’est pour quoi encore ?
— J’y crois pas. Viens-t-en voir, ils y r’passent à la télé. Le Boyon*, qu’il s’appelle.
— Ben l’est plutôt beau gars. Et i nous fait quoi ?
— I nous fait que plus merdeux que lui faut aller y chercher sur l’Île de la tentation ou ch’sais pas, sur un plateau télé, comme ils disent, comment qu’i s’appelle l’autre qu’il y a que lui que ça fait rire c’qu’il raconte. Le vilain avec ses lunettes…
— Roquet, qu’il s’appelle, Roland Roquet. Ben moi j’l’aime encore assez quand il les laisse causer, les autres.
— Écoute-moi ça. Mais pour qui i’s prend ? Ben mon gars, y a des coups de pieds au cul qui se perdent, et faudrait pas que tu traînes tes guêtres par chez nous. Ceci dit, il représente bien le pays comme le pays il est, et je peux pas dire qu’i fasse tache à côté des autres zozos. Mais nom ti dieu, j’te lui foutrais bien un fichu coup de pied au cul à c’t’ambassadeur de mes deux.
— Fais-toi pas tant de souci, les gars de là-bas vont s’en charger. C’est qu’i se laissent plus faire, faut pas croire.
— En tout cas, que j’te dise, y’en a un qui doit doucement se marrer. Comment qu’il s’appelle déjà ?
— Ménat, je crois. Un drôle d’oiseau, qu’il aurait point vu venir ce qui venait, à c’qui paraît.
— P’têt, mais qu’est-ce qui dit qu’ils lui avaient pas mis un chiffon sur la cage ?
— Ou aut’chose, va savoir. Tiens, pourquoi pas une serpillère ?

.

* Boyon : en patois franco-provençal de Savoie : jeune boeuf, ou dit autrement, veau.

 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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