Evénements, nouvelles et papillons hystériques

Grande décision en ce jour que rien ne m’oblige à préciser, d’autant que la date s’affiche automatiquement dès qu’on scribouille quelque chose sur un blog.
Désormais je n’écouterai plus les nouvelles à la téèssèfe, ne regarderai plus les infos à la télé et ne lirai plus un seul canard, qu’il soit au sang, aux olives ou aux pruneaux. Le plomb, je le garde pour me protéger des radieuses saloperies radiations nucléaires.
Ben voui, quoi, c’est toujours ou presque la même chose, et à vrai dire, j’en ai ras la soupière des conditionnels affirmatifs, des affirmations conditionnelles, des pré-supposés et du conditionnement où à force de nous faire prendre des vessies pour des lanternes elles le deviennent, avec pour résultat qu’on pisse chaud et qu’on se demande si on ne s’est pas chopé une blennoragie rageuse chaude lance, rapport au dernier pompier qui s’est quelque peu égaré lors de la réanimation plus ou moins salvatrice qu’il nous a prodiguée. Pis, faut bien le dire pour que ça se sache, des monceaux de news ressemblent étrangement à d’autres qu’on a pu connaître par le passé. Pas vraiment kif kif, comme dit ma soeur Anne qui ne voit toujours rien venir de bien nouveau, mais plutôt du remake. Pis, faut bien le dire aussi pour que ne ne soit pas ignoré, les infos sont quand même bigrement parallèles. Pas toujours, je leur accorde, mais presque, excepté quand elles se croisent, pas toujours, je leur accorde aussi, mais parfois.

Les événements, je me demande parfois si ce ne sont pas les news qui les fabriquent. On lâche des papillons un peu partout sans faire gaffe, ils battent des ailes, et hop, voilà que mon sèche cheveu (je n’ai plus qu’un seul poil sur le caillou) se met en branle dans la salle de bains sans que j’aie eu à le brancher. Et va savoir où il est passé, ce foutu bestiau, sans doute à continuer de papillonner ici ou là et à faire ses conneries.
Non ? C’est pas ça ? Mouais, peut-être, après tout, mais ça pourrait ressembler à ça, ou pas loin.
Bon, je reviens aux parallèles. La politique, les sous, l’environnement, les machins qui vivent, les arbres, la flotte, le vent et tout le reste sont liés. Même la Lune ? Voui, même la Lune, avec aussi les autres luminaires qu’on voit dans le ciel, et même ceux qu’on ne voit pas. Mais restons sur Terre, ce qui n’est déjà pas une mince affaire. Tout est lié, et si on ne le sait pas, on le pressent, pour peu qu’on ait encore quelques neurones. Allez, il n’y a qu’à imaginer que tout est relié par des fils invisibles.

Prenons l’environnement. Pas facile vu sa taille, d’accord. Dans l’environnement, prenons… je ne sais pas, le dodo par exemple. Non, les abeilles : c’est plus parlant avec leur bzzz. Ou prenons, je sais pas… le pétrole. Prenons n’importe quoi qui serve à quelque chose, à quoi que ce soit ou à pas grand chose. On s’en sert, on se sert. De sacrées grosses parts, jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Vous me suivez ? OK, mais pas de trop près, au cas où je trébuche. Bon, quand on a tout usé, on se trouve un peu démuni, c’est vrai, mais ça n’est pas si grave parce qu’entre temps on a trouvé d’autres mines à exploiter. Le papillon du confort, du mieux vivre (tu parles !), de la consommation a battu des ailes, avec celui du profit, et hop, plus rien dans les caisses. Ah, c’est vraiment trop ballot, on entend aux niouzes. Mais promis, c’est pas demain la veille qu’on s’y laissera reprendre. Pas demain la veille, non : le jour même.
On fait pareil avec les idées. Tiens, les centrales nucléaires, par exemple. Non ? J’y connais rien ? Bon ben tant pis. Les gros avions qui polluent pour que des touristes sans gêne aillent saloper des terres vierges ? Les immenses tours ? Les bateaux géants ? Je n’y connais pas plus, mais tant pis, je peux quand même bien parler du Titanic. Insubmersible, la bête ! Les gars, ils ont tellement cherché qu’ils ont vidé leur boîte à idées. Faut dire qu’ils n’ont cherché que dans une seule direction : celle du comment c’est-i qu’on va s’y prendre pour satisfaire orgueil et portefeuille. C’était sans compter sur ces cons de papillons, y compris celui qui a fait dériver un iceberg avec ses ailes de géant ; faut pas croire, les albatros ne sont pas les seuls à en être affublés. Et on fait quoi quand ça coule ? Pas compliqué : on coule avec.
Quand même, les centrales nucléaires, ça me titille d’en causer. Je sais, le risque zéro n’existe pas, mais le risque 100, lui, existe bel et bien. C’est celui qui a été choisi, preuve que je ne raconte pas que des billevesées. Fessenheim que le Rhin ne peut atteindre, Cruas sur une zone sismique dont on ne connaît les données et les effets qu’en se référant à l’histoire. L’histoire humaine, la seule qui ait valeur aux yeux des décideurs. Les idées courtes n’engendrent que de brèves réalisations, c’est bien connu. Tu imagines les tours géantes dans mille ans ?
Et on fait quoi, quand ça pète ? On se met un masque, youpi ! Le carnaval, quoi. Les costauds du cerveau ouvrent leurs bouquins, cherchent dans le mode d’emploi. Merde, qu’ils disent, rien qui concerne ce type d’incident. Si, répond l’optimiste de service, page 666. Ciel ! s’écrient les pouvoirs publics, juste avant de se la fermer. Ce qui n’est pas plus mal, car s’ils l’ouvrent, c’est pour mentir ou dire de grosses bourdes. Nombre de gros bonnets –c’est ce qui convient aux grosses têtes–, quand ils ont honte (denrée rare chez eux) des conneries (denrée qu’on trouve à profusion) qu’ils ont faites, mentent. Éffrontément : ça passe mieux. Et va rattraper les papillons responsables !
Pas un événement merdique qui ne soit dû à un papillon à la con, du genre le loup qu’on introduit dans la bergerie. Ben voui, le loup est une variété de papillon. En l’ccurrence, celui-ci porte les jolis prénoms Orgueil, Ignorance, Fatuité, Incompétence. Avec la quantité de parrains et marraines, j’ai oublié les autres prénoms tout aussi charmants.
Loup ailé qui me ramène au mammifère qui hantait nos bois jusqu’à ce que l’association peurs-bêtises l’expédie dans les prairies éternelles où il retrouve ours et autres bestiaux… nuisibles. Les loups et les ours, ça fait couleur locale et c’est pas si vilain que ça dans le paysage. On les a fait escagacés comme c’est pas possible, on les a exterminés, et voilà qu’on les réintroduit. Je serais un loup, sûr que j’enverrais tout ce beau monde se faire réactiver les neurones, ceux qui ont massacré mes aïeux et ceux qui, voulant se racheter, nous le mettent profond une seconde fois réintroduisent pour faire de l’animation folklorique devant des touristes esbaudis. Comme les orques (de Barbarie lorsqu’elles deviennent teigneuses à trop les forcer à faire les clowns, interrogeons Tilly à ce sujet, ) ou les dauphins, sans doute intelligents, mais aussi cabots et couillons que les hommes. Par mimétisme ?
Pas de bol : je me suis incarné en loup.  En, quête d’un casse-dalle, je repère une petite brebis égarée mignonne comme tout. Mignonne à croquer. Le temps de pourlécher mes tendres car jeunes babines, voilà qu’un mastard de Patou se pointe. Lui dire quoi ? Que je m’inquiétais de savoir si la brebis n’avait pas trop chaud avec son gros pull ?

Le vivant que les papillons bousculent et mettent parfois en danger, c’est pas que du loup, de l’orque, ou de la centrale nucléaire. C’est tout ce qui existe d’une façon ou d’une autre. Les cailloux  aussi ? Vouais. Dans ma conception des choses tout ce qui peut changer de forme, de fonction ou d’état est vivant. Donc tout. Même un tas de tas de n’importe quoi. La politique, l’économie, les microbes, les discours, le pot-au-feu et les peaux de bananes c’est du vivant. Pour ces dernières, encore plus les toutes fraîches qu’on balance sur les trottoirs, avec animation garantie. L’animation aussi, c’est du vivant.
Sans compter les peuples, les nations, les états avec leurs frontières mouvantes, preuve qu’elles vivent. La mer morte est vivante, tout autant que l’est le joli bras mort d’un fleuve. Je ne vais pas m’étendre davantage là-dessus, par crainte qu’on s’imagine que je suis roide éteint, mais qu’on se le dise : tout n’étant qu’impermanence, tout change, repreuve que tout vit.
Finalement, comptons les peuples. Pas tous, mais ceux qui bougent tellement qu’on dirait du chaos. Ils bougent un peu n’importe comment, ce qui est normal quand on a eu si longtemps pieds et mains liés. Ça braille, ça fait du désordre et ça laisse des papiers gras derrière soi pour les mieux nourris, autant dire que le nettoyage sera vite fait sur les places de la Liberté et qu’on risquera pas d’y glisser sur une peau de banane.

J’y viens. Je cherchais un al libye alibi, c’est tout.
Les peuples opprimés. Questions :

  • 1. pourquoi y a-t-il des peuples opprimés ?
  • 2. qui sont les oppresseurs ?
  • 3. pourquoi les oppresseurs sont-ils encouragés à opprimer et à mettre de plus en plus de pression sur le peuple ?
  • 4. en dehors des oppresseurs, qui a trouvé, trouve, trouvera intérêt à laisser faire les choses ?
  • 5. à quel moment celui qui soutien un oppresseur va-t-il retourner sa veste?
  • 6. comment celui qui soutenait un oppresseur va-t-il s’y prendre pour retourner sa veste le plus élégamment possible ?
  • 7. sur quoi va-t-on fermer les yeux, sachant que si on les ouvre on risque de vomir si jamais un miroir se trouve dans notre champ de vision ?
  • 8. quel état, quel gouvernement, quel groupe de pouvoir a-t-il déjà réellement soutenu le peuple, qu’il s’agisse de son propre peuple ou d’un peuple lambda dont la plupart n’en a pas grand chose à encaustiquer ?
  • 9. Voyez-vous le lien qu’il y a entre ces questionnements  et le baratin sur les loups, les bateaux, les avions, les centrales nucléaires et le furoncle du petit dernier dont j’ai complètement oublié de parler ? (et mon oeil ?).
  • Et enfin, dixième et dernière question : Qui, du ver de terre, du cloporte ou du morpion (vous savez, la bébête qui se nourrit du sang de ses hôtes) serait à mettre en cage ? (cocher la case correspondante à votre choix)

………………………….□ À  Médrano
………………………….□ À l’asile


 

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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