OTAN, suspends ton vol

Je n’y connais rien à rien en quoi que ce soit, contrairement aux grands de ce monde qui s’y connaissent en tout, sont loin d’être des idiots et nous en apportent de nombreuses preuves tous les jours.
Pourtant il m’arrive de penser. D’accord, ce sont des pensées à ras de terre, mais qui n’ont rien d’inconvenant ni d’extraordinaire pour le terrien que je suis.
Il m’arrive aussi de lire ce qui se passe dans le monde. Ce qui est écrit noir sur blanc, et ce qui l’est à l’encre sympathique, entre les lignes et autres espaces laissés vierges, ces vides apparents où la langue de bois n’est pas de mise, n’y ayant pas sa place à cause de son poids de plomb.

S’y profilent des ombres :
Celles des peuples qu’on humilie, qu’on martyrise, qu’on assassine parce que des tyrans  en ont décidé ainsi par intérêt personnel ;
celles des peuples qui paient les erreurs de dirigeants incompétents, sourds à leurs demandes et à leurs cris ;
celles des peuples qui, aspirant à la liberté se révoltent, fondent leurs espoirs sur une aide extérieure et subissent de lourdes conséquences liées  à des décisions trop hâtives ou trop tardives de ceux dont ils attendaient l’aide. Parfois les mêmes qui ont participé, directement ou indirectement, par incompétence ou intérêts bien arrangeants, à la mise en cage de ces peuples, quand bien même leurs décisions seraient supposées avoir été dictées par le souhait de les voir s’émanciper et se libérer du joug de l’autoritarisme malveillant de leurs dirigeants.
Voler au secours des opprimés comporte des risques, d’autant lorsqu’on tergiverse plutôt que d’agir. Par crainte qu’il ne se retourne contre moi, je peux attendre qu’un violeur ait fini ses basses oeuvres avant de venir enfin, lorsque je ne cours plus le moindre risque, seulement soutenir la victime dans son épreuve, tandis que c’est à son secours que je serais venu en faisant fi des risques, d’ailleurs mineurs, éventuellement encourus. Au viol physique se rajoute un second, moral, dont je ne suis pas coupable, certes, mais responsable, car en quelque sorte complice. On le sait : les victimes d’agressions (et plus encore de viol) sont d’autant traumatisées que des témoins qui auraient pu intervenir n’ont pas réagi. Ou trop tard.
« Ça va comment ?» osent-ils dire alors à la victime en état de choc. Répondra-t-elle «Super, merci » ?

Revenons à l’OTAN qui (à la différence d’autres témoins  qui ne se sentent nullement concernés et regardent en simples spectateurs), au moins, s’implique. Juste un peu tard. Car donner un demi cachet d’aspirine à un malade en dernière phase, qui hurle de douleur, est tout aussi vain que de poser un emplâtre sur une jambe de bois. Le moribond n’aura-t-il pas alors l’impression d’avoir été oublié et quelque peu trompé ? Ne trouvera-t-il pas amère la pillule ?

« Quand je vous disais que j’étais malade » lira-t-on sur sa pierre tombale.

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Bon, l’OTAN a fini par se jeter à l’eau. Jusqu’au cou ? Je n’en sais rien. Et jusqu’où ? Je n’en sais pas davantage.
OTAN suspends ton volEt voilà qu’elle manque d’avions*, si c’est pas malheureux ! C’est d’avions qu’elle manque ou de gros sous, ou d’engagements moins tièdes, ou encore de ralliements ?
Maintenant, il est possible que ce manque d’avions provienne d’un budget insuffisant.
Observant la photo de son assemblée, à Berlin, qui se prolongera jusqu’à ce vendredi, m’est venue cette question, sans doute vaine et stupide : vu le nombre de participants, vu le coût que représente leur acheminement aller-retour en avion (classe tourisme, c’est sûr), vu le montant des dépenses (modestes, évidemment) qu’engendrent hébergements et repas, vu les différents émoluments, salaires, primes à je ne sais quoi, et vu ce que j’ignore pour la bonne raison que je n’y connais rien à rien comme je l’exprimais précédemment, et comme tout un chacun s’en est rendu compte… à combien se monte l’ensemble des dépenses occasionnées par cette réunion ?
Petite estimation perso.
Je compte 6 repas (2 jours plus un de voyage, je ne suis pas chien) à 80 € = 480 € + 2 nuitées à 130 € = 260 € + Transport = 800 € (prix d’ami) + Emoluments, salaires 1200 € (je ne compte pas les travaux complémentaires d’experts). J’en reste là. Ce qui nous fait par tête de pipe ;480+260+800+1200 = 2740 €.
Sont pas loin d’une centaine sur la photo, ce qui fait 274 000 €. Mais au pif, et parce que je suis mauvaise langue, quelque chose me dit que je suis très loin du compte. Un vieil F15, ça peut coûter dans les combien ? Allez, va, 10 000 000 €. Pas neuf, mais ça peut faire.

Je veux bien, ça n’est pas avec 274 000 euros qu’on s’offre un avion de chasse, mais…
En attendant, c’est officiellement que je lance un appel aux bonnes volontés (voir l’appel en haut de page,  colonne de droite)

….

* Ça sniffe quand même légerly l’appel du pied de militaires pour disposer de plus de coucous. Y aurait-il quelque part quelque chose sur le feu ?

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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