Word 2010, fenouil et boudin

« Tiens, j’aurais mieux fait de me préparer du fenouil, plutôt qu’avoir la drôle d’idée de vouloir acheter une application, comme on dit, comme si les applications étaient appliquées, soit dit entre parenthèses, donc (soit dit) et entre nous, donc nous soit dit nous. Faut suivre, je sais. Et pour quoi, vous entends-je d’avance vous gausser, ce qui devrait plus logiquement s’écrire “vous gausser d’avance” ? Pourquoi, disais-je, parce que si certaines applications ou logiciels s’intallent pépère et fonctionnent allègrement, y compris des frihouères, d’autres, dont je tairai le nom mais que je saisis illico sur mon clavier —WORD DEUX MILLE DIX— s’installent si mal qu’on a l’impression qu’elles ne sont pas du tout installées, voire pire. Comme ce fameux WORD 2010, payé la modique somme de pas loin 120 €, téléchargé sur ZERO HUN NET (ça veut dire que la balle s’est payé le filet, je veux dire les 120 balles). Pour être honnête, ce qui n’est pas mon genre, ça a fonctionné un moment, jusqu’à ce que je veuille ouvrir d’anciens fichiers d’un premier lit (word 97), d’un deuxième lit (word 2002) et d’un troisième, une histoire de coucherie dont j’avais été prévenu par un Oracle (haut pène office ou ô peine au fils, quèque chose comme ça, c’est ce que j’ai cru entendre). Deux heures perdues. Dieu merci, j’ai helpé m’sieur Microsoft, scout toujours prêt. Pour rien. Si : pour criser. Bref tout ça pour dire qu’on est bien mal barré, ma bonne dame. Les aides, sur l’ordi, c’est pire que les ONG.
Ceci dit, le fenouil, c’est pas de la tarte, sinon ça se saurait. Je sais qu’on en fait à tout, de la tarte, y compris aux grenouilles. Tu cuis la pâte, thermostat 180, tu la sors quand elle est cuite, t’as plus qu’à disposer harmonieusement quelques grenouilles vivantes en prenant soin de les punaiser sur le fond de tarte. Du scotch ? Voui, ça peut faire, une fois la pâte refroidie.
La dernière fois que j’ai préparé du fenouil a été la dernière fois que j’en ai préparé. Quatre doigts coupés nets et un fenouil à la con qui se marrait en voyant pisser le sang. C’est pas des conneries.»

— Et quand tu tapes sur le clavier, ça te fait pas faire des bourdes ?
— Tiens ça, je n’y avais pas pensé. Au fait, tu aimes le boudin ?
— Au poil !
— Désolé, j’ai que des pommes.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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