Mon vote aux présidentielles

Ciel, plus qu’un mois pour m’inscrire sur les listes électorales. Depuis le temps… Et il faut que je tombe sur une élection où le stock des présidentiables est d’une pauvreté affligeante.
Entre le Ch’tiot, le Relooké, la Grosse tête vide, Jeanne d’Arc, le Mélangetout et je ne sais plus qui, comme quoi les personnalités en présence manquent cruellement de personnalité, je donnerais volontiers de la tête sur autre chose que leurs bouilles. Bref, un choix pas terrible, et ça n’est pas avec de tels zigotos qu’on va révolutionner le patelin, avoir enfin des projets de société excitants et nouveaux, retrouver la liberté d’être. Les discours auront en commun l’insécurité, l’emploi et, merise sur le râteau, la croissance. On va aller loin avec ça, c’est sûr.

Tu enlèves leurs discours sécuritaires et, bizarrement, le sentiment de sécurité se réinstalle. Pas rentable. L’emploi. Ô le vilain mot. Employé à quoi, pour qui, dans quel but ? Quant à la croissance, liée aux deux points précédents, il serait temps que nos chers présidentiables et nos chers gouvernants, les uns et les autres –parenthèse– nous coûtant fort cher, apprennent que nul système ne peut poursuivre indéfiniment sa croissance. Tout, ici bas et probablement là-bas haut apparaît un jour, croît, se ratatine pour finir par disparaître un dernier jour. Ce que sont en train de faire nos sociétés et nos modèles devenus obsolètes, et ce que finiront par faire les vieilles badernes et les jeunes imbéciles qui s’accorhcent encore à cette idée absurde de croissance continuelle.

Ceci dit, il me va falloir choisir un candidat. Sur quels critères ? J’ai cherché, n’en ai trouvé aucun qui me satisfasse. Origine ethnique ? Mensurations ? Abdominaux ? Belle gueule ? Sourire avenant ? Timbre de voix ? Regard fixant la ligne bleue des Vosges ? Air inspiré ? Bof.
J’ai pensé faire mon choix à pile ou face. Trop long, à moins de diviser les candidats en groupes et que je procède à des éliminatoires, comme on le pratique pour les coupes de foot et autres footaises. Mes escaliers ! me suis-je dit en constatant que le nombre de marches se prêtait parfaitement à cet exercice. Autant de bouts de papier que de candidats. Le nom vite griffonné dessus, et hop, je balance la liasse par dessus la main courante du premier étage. Le papier soie étant léger, ce sera très joli. La marche numéro 1 me donnera le nom de mon candidat. 

Mouais, pas couillon.
Mais alors que je me prélassais, bercé par la télé des voisins qui regardaient et écoutaient à plein tube cathodique une émission sur le Téléthon, ce machin affligeant d’un goût plus que douteux –ce qu’illustre son nom–, et dont le seul intérêt est de se donner bonne conscience, l’idée m’est venue toute bête et bien naturelle de monnayer mon vote. J’ai donc adressé un e-mail à l’ensemble des candidats, les priant de bien vouloir m’indiquer le montant de leur promesse d’achat. Le plus offrant devant récolter ma voix, bien évidemment.

Sous contrôle d’huissier ? Vous plaisantez, je suppose.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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