Radoub de printemps

Cap sur l’été. Qu’on parviendra à passer si on tient le coup.
Ça a pris l’eau de tous côtés. Déprime.
Essuyer un grain ça va un moment mais à force, la flotte gagne la matière grise, l’envahit, recouvre de noir les idées roses. Au final, le grain, c’est nous qu’on l’a, comme on dit en Beauce.

Les rafiots en ont pris plein la coque. Avec le vent de travers on s’est retrouvé tout de travers ; avec le vent arrière on l’a eu dans le cul, façon de parler réaliste et non vulgaire où la syntaxe est sauve, merci. Déchirées les voiles, qu’on soit à vapeur ou qu’on les ait. Mes sels, je vous prie. Aguerri ou pas, capitaine ou moussaillonne, on en a pris pour son grade : démâtage pour les uns, et avec le printemps qui titille… Vergue brisée pour les autres, château en ruine, ancre coulée. Quant au bastingage, c’est le bastringue. Pour ce qui se voit.
Pour ce qui ne se voit pas tout de go, faut voir. Le radoub, c’est fait pour ça.
Y’a pas tant de dégâts ? Bah ! faut pas désespérer. En tout cas un petit passage en cale sèche n’a jamais fait de mal à personne.
Après ça, l’été n’aura plus qu’à bien se tenir plutôt que se ternir.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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