Une guerre sainte au nom du dieu Pognon

Malbrough s’en va-t-en guerre, les deux pieds les deux mains dans la merde, Malbrough s’en va-t-en guerre, ne sait quand reviendra, ne sait quand reviendra…
Ô joie ineffable des chansons enfantines que nous détournions, conscients que nous étions de la vaine fatuité des choses, des grands de ce monde, des vieux qui bavaient leurs insanités ou leurs morales dans nos oreilles et des va-t-en guerre, souvent les mêmes. Une bonne guerre, c’est ça qu’il leur faut, qu’ils vomissaient, s’excluant des futures victimes, mais sans penser à leurs petits enfants. Si ?
Aujourd’hui, au nom de la démocratie –dont le dos est plus large que le détroit qui sépare nos grands décisionnaires du moindre bon sens et de celui de la justesse des choses–  à qui on fait dire et faire n’importe quoi, c’est Marlobro (excusez ma dyslexie) et comparses, je veux parler de ces sociétés phares, les grands groupes, les multinationales qui symbolisent nos démocraties autant modernes qu’occidentales, Morrlabo (re-excusez la même chose)  et comparses, disais-je, qui, veillant au grain et à leurs (bonnes ?) actions partent en guerre. Au nom du libre échange, des grands marchés (de dupes), donc disons-le tout de go, de la Liberté.  Dont on a coupé les ailes, malgré les apparences (son L majuscule). Grands groupes qui vendent de la merde, mais pas seulement, comme on peut aisément l’imaginer sans avoir à culbuter nos neurones et à leur faire faire des heures sup. Une guerre dans le but, pour ceux qui la mènent, mais diantre, c’est bien normal, et personne ne ferait autrement… dans le but de sauvegarder leurs intérêts. En somme, une guerre bien légitime.
Et contre qui, contre quoi ? Contre ce et ceux qui menacent les dits intérêts de ces distributeurs de biens (!) et rêves impudiques superfétatoires.
On a connu l’Irak, l’Afghanistan, l’Égypte (par interposés discrets), l’Alibi la Libye (par interposés un peu moins discrets, les abrutis ! Non, je n’ai pas cité Béhachaile), mais ça n’est pas suffisant pour asseoir une véritable hégémonie de l’occident marchand sur l’orient attardé qui pourrait tout de même faire un effort et se la fermer gentiment.

Quoi ? Veulent pas se tenir cois ces enfoirés de Syriens ou Iraniens ? Attends qu’on y mette au pas, non mais ! Leur faut vraiment du plomb dans le crâne.
Bon, ça n’est pas si simple, reconnaissons-le, et c’est que ça en fait des bombes du pognon des bombes à lâcher pour mettre au pas ces arriérés, qu’il y en a ils savent même pas qu’il y a mieux que le Zam Zam Cola, j’t’en foutrais ! Et mieux que leurs futures centrales nucléaires, comme à tout hasard AREVA dont la seule évocation fait cauchemarder rêver douter caquer espérer que cette planète qui n’en fait qu’à sa tête mette un bémol à ses tremblements et autres soubresauts stupides et aqueux tels ceux, fripons, du Japon.
Certes, ça risque de coûter bonbon d’aller titiller quelques arabes non encore acquis à la grande Cause des marchands… arabes ou autres primitifs de la planète (parce qu’à terme, c’est bien de cela qu’il s’agit), mais on a rien sans rien, et sachant qu’à terme ça peut rapporter gros…

Ben non, je n’ai rien de spécial contre Morbralo (tant pis, je n’y arrive pas) et ses comportements de cow-boy rustaud, ni contre Caco, ni d’ailleurs contre cola, j’adore croiser (oui, je sais, Colas, ça s’écrit avec une S lorsqu’il est associé à Alain). Croiser, ça vient de croisière, mais pas toujours, et pas seulement.

Malbrough s’en va-t-en guerre, les deux pieds les deux mains dans la merde, etc.
Si on en croit Chateaubriand, l’air de cette pimpante chansonnette aurait été emprunté aux Arabes, durant les croisades.  Par les Croisés, c’te blague.
Pince-moi, je rêve.

Ne sait quand reviendra, ne sait quand reviendra
Il reviendra t’a Pâques, mironton mironton mirontaine
Il reviendra t’à Pâques, ou à la Trinité (sur mer ?)

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Une guerre sainte au nom du dieu Pognon

  1. fou du roi dit :

    Si vous voulez uen adresse pour la dyxlesie, je sonnaic un spy qui s’est dôrlement bien occépu de mio.

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