Lettre aux croyants, fidèles et infidèles

Lettre aux croyants qui croient en l’incroyable, à ceux qui, en escadrilles de charognards coassent de joie à la vue des cadavres dont ils sont directement responsables, et à ceux qui, populace bien pensante qui s’ébat dans un bénitier, croassent en chœur, en ânonnant des louanges à la bêtise. 
Lettre à ces grands prêtres de toutes confessions qui observent, et surtout font observer, à la lettre –qu’aucun Dieu ne leur a jamais expédiée– des préceptes édictés pour leur propre confort, leur propre pouvoir, leur seuls intérêts et ceux des pleutres qui leur sont inféodés et leur ont fait allégeance… préceptes édictés par ces princes auto investis ou investis par cooptation de leurs pairs, d’une autorité que Dieu, dans sa grande sagesse, ne leur a jamais donnée. 
Pas plus habile des neurones que de mes mains fébriles et bourrées de crampes à force de contenir l’envie de distribuer des baffes plus que des friandises –car qui aime bien châtie bien–, beaucoup de choses m’échappent, plus encore que les flatulences que je suis bien obligé d’évacuer après avoir ingéré, par mégarde, les discours indigestes de ces croyants –en quoi?– en mal d’en découdre.

Chacun a le droit de croire, du moins, chacun est-il censé avoir le droit de croire en ce qu’il veut, pour ne pas dire en ce qu’il peut. Y compris en ce que certains nomment xxxx, mot pratique pour désigner l’inexprimable. Bizarre ! Si je fais référence à יהוה, c’est-à-dire YHWH, je peux l’écrire, mais le prononcer serait de l’irrespect à son endroit (je ne dis pas image, sinon je risque de me faire vilipender, voire lapider par un de ces charognards qui ne goûtent guère mes baîllements… aux corneilles). Qu’à cela ne tienne, les hautes instances, à travers les dogmes qu’elles ont concoctés pour mieux asseoir leur pouvoir et leur domination sur les cancres, je veux dire sur leurs ouailles, ont inventé d’autres noms pour le nommer. Dieu, par exemple. Nom dont je peux user, aucune loi ne me l’interdisant, ce que je fais si j’ai besoin de faire appel à Lui ou à Son concept, chose par ma foi beaucoup plus rare qu’une lueur d’humanité dans les yeux d’un fou de dieu. Que je m’interdis, ici, nom de dieu !de majusculer.

Ailleurs, c’est par le nom d’Allah qu’on désigne Dieu. Ou qu’on le nomme, ce qui est préférable si on veut éviter de se retrouver piégé puis occis sous un tumulus de bons gros cailloux maculés de sang, tellement goûteux s’il est celui d’un innocent naïf. Désigner, c’est montrer, indiquer, mais c’est aussi symboliser. Et du symbole au dessin, d’une représentation mentale au design –mot que j’utilise à dessein–, il n’y a qu’un pas que les décharnés de l’esprit franchissent allègrement. Ils montent l’affaire en épingle, condamnent sans autre jugement que le leur, et surtout pas celui d’un quelconque dieu et, tenants de la violence meurtrière, attisent une haine qui, sans eux, se serait éteinte, une fois lapidée la première victime expiatoire.

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Prononcer le nom de Dieu est une offense qui se doit d’être punie. Ça n’est pas bien de l’invoquer ou l’évoquer à tire-larigot. Cela lui met les nerfs et le fatigue. Seul Dieu lui-même est habilité à prononcer son nom (ce en quoi je ne vois pas où est le problème, aucun homme ne connaissant son identité, à moins d’user de la gégène, instrument qui, mis entre de bonnes mains, descelle sans attendre les lèvres de toute personne atteinte de mutisme. Mais qui, en tout état de cause, ne pouvant qu’écorcher Son nom, en sera pour ses frais et devra régler la facture pour ce péché d’orgueil, non mais !)
Pourtant… on le cite à tout bout de champ et bouts de chants, on le met à toutes les sauces, et moins on a d’arguments pour soutenir un discours, plus on fait appel et référence à Lui. Surtout Ses élus qui, sans vergogne, l’utilisent comme sésame.

Le représenter, comme aussi représenter ce qui est au ciel, voire même sur terre et partout ailleurs est un terrible péché de présomption, qui se doit d’être puni. S’agissant de Sa représentation, et fut-ce un artiste confirmé qui Le croque, nul ne peut Le représenter tel qu’Il est ou est censé être, car il est inconcevable d’en percevoir, d’une part Sa splendeur, d’autre part Son immensité, tant Sa beauté est de divine nature et tant Il est grand, car Dieu est grand, qu’on se le dise et redise. Le représenter revient nécessairement à le diminuer, aucune toile à dessin ne pouvant le contenir.
Pourtant… on Le représente sous de nombreuses formes, et si on ne Le représente pas à proprement parler, on Se Le représente. Et partout, on représente bel et bien ces choses qui sont en haut des cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

Se prendre pour Lui, tel celui-là qui se fait idôlatrer, est un crime de lèse majesté qui se doit d’être doublement puni. Pourtant… pas rare que de grands prêtres –papes, popes, rabbins, oulémas, mollahs, chantres du dogme et grands serviteurs des Lois–, soient adulés, voire idôlatrés par leurs ouailles. Enfoiré de Satan qui a introduit la people-isation dans les sphères religieuses !

Tuer une créature de Dieu est une abomination qui le met de fort méchante humeur. C’est un très méchant crime qui mérite une très méchante punition. Pourtant… Est-il vraiment utile de revenir là-dessus ? Est-il vraiment utile de rappeler les crimes de sang, meurtres, assassinats, tueries conscientes faites par des hommes de Dieu sur des être de Dieu, pour le soi-disant compte de Dieu et en Son nom ?

Convoiter la femme et les biens de son prochain, est vraiment très mal, et doit être puni. Pourtant… Bah, inutile de revenir aux croisades en tout genre, à l’esclavagisme, aux viols collectifs, aux pillages et autres actes de barbarie et vandalisme commis en Son nom. Après tout, chacun ne déclare-t-il pas « Dieu est avec nous » ?

Commettre l’adultère ou forniquer, faire de faux témoignages, ne pas honorer son père et sa mère sont de très vilaines choses qui doivent être punies. D’accord, mais on n’est pas obligé de le chanter sur les toits, comme Ève, la charmante (seconde ?) épouse d’Adam qui, non contente d’être une adepte de l’adultère, le fut aussi, conséquemment, de l’inceste, la bougresse ! Qui n’est pas la seule à avoir commis cette faute. Par crainte d’être quelque peu chahuté et qu’on me jette la première pierre, pas de crainte, je ne dénoncerai personne, même pas vous qui venez de vous reconnaître, vous qui savez très bien quel honteux péché vous avez commis. Et par pitié pour votre âme, ne niez pas : ce serait mentir, ce qui ressemble fortement à du faux témoignage, vous l’admettrez. 

 

Au fait, je voulais en venir où ?
Ah oui : culs bénis, punaises de bénitier, croyants intolérants, ayatollahs de tout poil, censeurs vindicatifs, inquisiteurs ou fous de dieu animés par la haine… qui vous servez de lui pour justifier vos vils agissements, que Dieu vous pardonne pour votre manque total de clémence, de miséricorde, de mansuétude et d’humanité. Et qu’Il vous fasse la grâce de vous envoyer Sa lumière afin que vous sortiez des ténèbres. Amen.
Et tant qu’il y est, s’il a plus d’humour que ceux qui en vivent au détriment de simples gens habilement et mochement manipulés, qu’Il leur pardonne aussi, après leur avoir fichu un coup de pied au cul.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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3 commentaires pour Lettre aux croyants, fidèles et infidèles

  1. Jean Pierre Morin dit :

    J’attends avec impatience que Dieu se prononce sur :
    – la bombe atomique
    – les centrales nucléaire
    – les OGM
    – le clonage du vivant
    – l’extraction du gaz de schiste
    – les insecticides tueurs d’abeilles
    – l’extinction des espèces vivantes (pourtant, merde, c’est sa création non ?)
    – ……………….
    – ……………….
    -……………………etc, etc, etc

    Pas loquace le Mec, il serait pas un peu dépassé par les événements ?

  2. Un peu alambiqué, mais enfin… Quant à la fin, doit on y croire?

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