Les maîtres du monde

Nous nous sommes bien trouvés et retrouvés. Nous nous sommes bien pris en main. Nous sommes remontés… pas jusqu’au ciel, mais de là-haut, on le voyait, dans son orbe luminescente comme un ciel de lit dioptase. À condition de porter le regard au delà des rances appats des divinités géantes que nous avons rendues laides, vieilles et obsolètes, les remplaçant par d’autres qui se vendent comme on fait la manche, outre Chanel, et se vantent de faire beau temps de la verse et vice versa. Bien sûr, à tant errer hors sol parmi les éthers déliquescents bourrés d’astéroïdes incertains il nous a fallu regarder où nous posions les pieds et déployions nos ailes de tungsterne de récup dont la matité, on le comprend, est évidence. Le vide est bourré de pièges et les rares gouttes de néant ne se risquent pas à s’aventurer pour en absorber ne serait-ce qu’un  nectar, fut-il diurne. Ce qui en rien ne nous embogua. Nous avons donc finalement eu raison de cette voie inconnue pour être particulièrement escarpée –et sans issue– et nous étions à l’heure comme déjà le fûmes pour assister à la naissance du nouvel univers que nous avions ensemencé la veille comme nous le fîmes déjà avec tant de maladresse.
Se colporter ainsi était tout nous, car pauvres fous, et c’est ainsi que nous nous comportâmes, dignes représentants du peuple des scrafitteurs qui, lentement, en est venu à se décerveler.
Que dire alors de ces verbeuses galvaudrioles d’un dieu usé aux mains caleuses qui se dit créateur de toute chose et à deux doigts divins de se le dire aussi de ce qui, aujourd’hui, s’autoproclamerait néant ?
Enjambant de nos serres les fleurs de lave, nous leur pissons dessus par orgueil, remettant à plus tard une croissance que nous savons létale, mais qui viendra. La vie toujours est la plus forte ; la faux que nous lui avons remise en est son bras armé qu’il nous faut affuter, malins que nous sommes, jardiniers sans malice à la botte poilue d’un satan finaud ayant plus d’un tour dans son sac d’atouts maîtres.
Sans honneur en main et stupides comme nous nous sommes créés, satan sait le mal délicieux que nous avons fait, que nous faisons, et celui que nous ferons. Répandant alentour le feu des glaives trempés dans celui des roches en fusion, ce feu qui fait la fusion d’où naîtra ce qui sera et vivra ce qui souffrira.

Particules de scories, mollécules de merde, nous trônons sur un siège percé. De nos sphincters relâchés s’égrennent nos étrons qui tissent la fange où nous pataugeons.
Nous sommes les maîtres du monde.

 

NDLR : Une explication de texte suivra, dès que j’aurai compris ce que j’ai écrit.
Mais non, c’est une blague !

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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