Nucléaires : plomb et radiations

Ah les cons ! Avec leurs délires sur le plomb, que ça faisait des troubles maladifs soi-disant il paraît, qu’ils nous ont fait changer toutes les tuyauteries de l’adduction de l’hache deux eaux, l’eau, quoi, et maintenant, hein, on fait quoi avec les radiations qu’on veut s’en protéger, que les plombiers on se demande encore pourquoi ils s’appellent encore plombiers, qu’il y en a, à cause qu’il faut plus mettre du plomb et comme ils en avaient un tas en stock, pas en tas, mais en conduits, pour ceux qu’avaient eu un tuyau sur les prix chez un vendeur de trucs en plomb qui devait bien être au courant que ça allait être interdit, parce qu’il faisait aussi dans l’électricité, faut pas nous la faire.

Bref les gars qu’avaient fait du stock de plomb, la radiation, ils ont pas attendu l’Hiroshima civil pour l’avoir, côté les chambres d’artisans ou des métiers, qu’ils disent, où c’est qu’il faut s’inscrire pour faire le métier, qu’on n’est même pas sûr qu’il nous nourrira, avec les impôts et tout le bataclan de charges sociales, j’te jure, j’aimerais les y voir, moi, à trimer sous les éviers, la tête dans le bidet et pire. Du coup y en a un paquet qui l’ont eue la radiation, et c’est pas des conneries, sans compter qu’avec les tuyaux en pévécé que tu te fous de la colle partout sur les doigts que pour l’enlever tu t’intoxiques encore avec des saloperies d’acétone ou de machin en toluène ou un truc comme ça. Encore que moi je m’en fous, je suis pas plombier et c’est pas demain la veille.

Alors le plomb qu’on avait jusque partout, si y avait pas eu ces cons et leur précaution par principe, comme ils disent, on serait protégé des radiations et tout irait bien et on en aurait rien à foutre de Fucachima, là où c’que les pouvoirs publics (c’est un peu comme les vécés, pareil, mais c’est quand même pas les vécés, même si y en a qui leur disent aux chiottes) ils racontent aux petits Nippons que la centrale du nucléaire, c’est comme si qu’elle faisait caca, et que du coup elle pète, c’est pas des conneries, ils y ont dit à la téèsséfe, que je sais jamais comment on y écrit.
Et c’est quoi qu’i faut qu’on fasse maintenant, à moins qu’on retrouve le plomb dans les décharges publiques –c’est comme les vécés ou les pouvoirs– qu’on y a enlevé de partout. Bon y en a qui disent qu’on peut pas y retrouver, qu’on s’en est débarrassé ailleurs pour faire je sais pas quoi, peut-être chez les dentistes, ou dans des décharges interdites qu’on peut pas y aller, c’est marqué sur un écriteau que c’est interdit, alors que c’est là où qu’on met le plus de saloperies.

Bon, je suis pas plombier, ça c’est sûr, mais va savoir si je vais pas m’en aller glaner quelques bons tuyaux de plomb pour me protéger de la radiation, qu’il paraît que ça protège. Mais attention, hein, c’est pas le tout d’y récupérer. Après faut se faire des habits avec. Un pulovaire en plomb, moi je veux bien, pis va savoir si ça peut pas faire aussi préserve hâtif, malgré qu’on est pas pressé il paraît, à cause que les particules il y en a tellement peu qu’elles peuvent rien nous faire et qu’on a même pas pu les compter, que je me demande alors comment qu’on sait qu’il y en a si peu. Une veste en plomb, pourquoi pas aussi, et même un pantalon, si il faut passer par là pour pas choper les radiations. Mais un caleçon en plomb, j’y sens pas, encore que je dis pas que c’est pas possible, mais quand même, j’y sens pas. Les chaussettes, c’est pareil, j’y sens pas trop. Des godasses, je veux bien, même des charentaises pour la maison que j’aurais mis un toit en plomb par dessus. Après, à ce qu’il paraît, il y a plus de risques de se choper des saloperies si ça pleut. Bon, je veux bien, mais un parapluie en plomb, c’est pas gagné, parce que faudrait encore pouvoir le tenir, tout engoncé de plomb qu’on sera.

Ou alors faut attendre l’été pour mettre le nez dehors. M’est avis qu’une bonne canicule avec un putain de soleil de plomb ça devrait y faire.

« Qu’èque tu t’emmerdouilles à te faire des habits en plomb? » qu’il m’a dit, Nénesse. Nénesse c’est un pote, un marrant. « Moi, la Mado, elle m’a plombé jusqu’aux os. Et plombé de l’intérieur, tu peux me croire, c’est le mec plus ultra » qu’il a rajouté.
« Le nec, on dit le nec plus ultra » que je l’ai corrigé.
« Mouais, et ça change quoi qu’il faut dire nec ?» qu’il ma rétorqué.


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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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