Racisme, vermine, schlague et chemises noires

Nul désir ici de blesser qui que ce soit, hormis ceux qui le mériteraient, mais qui n’auront cure de ce dialogue entre deux abrutis, prions pour eux.  Abrutis qui, continuant à cracher leur venin et leur imbécilité regretteront plus loin, dans leur dialogue devenu blanc*, qu’un panonceau « ARBEIT MACHT FREI » ne soit pas affiché dans les écoles.
* Blanc, comme certains livres de ces années de honte 1933-1945 ?.

—  Qu’ils aillent se faire voir chez les Grecs.
— Qui ça ?
—  Les Grecs, c’te blague. Parce que et pis quoi, hein ?
—  Mais ils y sont déjà.
—  Dans la merde, oui, ils sont bel et bien dans la merde. Hé ben qu’ils y restent et qu’ils la gardent. C’est quand même pas nous qu’on les y a mis. Puis hein, chacun sa merde.
—  Et les Turcs ?
—  Ah, me parle pas des Turcs. Ils se croient où, en Turquie ? Rien que des… et c’est pas pour dire. Ah, mais c’est qu’i sont costauds, les Turcs, à faire chier le monde avec leurs bateaux à la con pour soi-disant apporter de l’aide aux pas staliniens* ou un truc comme ça, des sales cons de terroristes arabes, quoi.
—  Pas staliniens, pas staliniens, c’est eux qui le disent, mais va savoir.
 —  En tout cas, on va l’avoir dans l’os avec ces faignasses de Grecs. Et y’a pas qu’eux, tu vas voir c’qui nous pend au nez. Je vais retirer tout le fric de ma banque, ils croient quand même pas que je vais me faire niquer par les Grecs. Et je sais très bien où le mettre, mon pognon, pas de souci.
—  Si tu retires ton pognon, c’est que tu en as, alors.
—  Un peu, mon neveu. J’suis pas dans les affaires pour rien.
—  Tu fais dans quoi  aujourd’hui ?
—  Ça c’est mes affaires. Fleurissantes, qu’elles sont, comme on dit. Ça serait moi au gouvernement, ça se passerait pas comme ça, j’te l’garantis.
—  Ça se passerait comment ?
—  Autrement, bien autrement. Et les bananas, les niacoués et autres parasites, j’te foutrais tout ça dehors, vite fait bien fait. Comme en Hongrie. Pas cons, les Hongrois.
—  C’qui manque, c’est de l’ordre. Et de la morale. C’est ça qui nous faudrait.
—  L’ordre, ça oui, et de l’autorité, que j’te mettrais tout ça au pas, dès l’école. Uniforme pour tous, le même. Chemise noire, casquette noire, short noir, godillots noirs. La morale, j’irais quand même pas jusque là.
—  C’est bien vrai ça, que ça commence à l’école. En rang par deux.
—  Et au garde à vous, j’te prie. Faut y mener dur pour que ça fasse pas du gibier de potence.
—  C’est pas gibet qu’on dit ?
—  Gibet ? J’crois pas, ça veut rien dire. C’est gibier. Et si ça moufte, un coup de pied dans le cul.
—  C’est qu’ils sont trop gâtés aujourd’hui.
—  Pas gâtés, pourris. C’est pour ça qu’i faut y tenir. Uniforme, boule à zéro, pas une oreille qui dépasse, et au pas. Hune deüie, hune deüie. À la schlague, faut y mener.
—  Ça serait pas mieux ein zwei ? ça fait plus dynamique.
 —  Au pas, ein zwei, et en chantant. C’est pas les chants de marche qui manquent.
—  Le ciel est bleu, le ciel est bleu, réveille-toi, réveille-toi, c’est un jour nouveau qui commence… Ein zwei, le ciel est bleu…
—  Oui, bon,,, ça va. Bleu, p’têt bien, mais faudrait pas oublier les ombres au tableau, ni la vermine. 
—  Ben y’a le Kärcher pour ça. C’est quand même pas fait pour les chiens, le Kärcher.
—  Ça va pour les minots, mais après, faut du gros. La dératisation, faut du gros, et le gros, c’est ma branche. Même qu’elle est pas prête de se casser. Le marché explose.
 —  Ça c’est encore un coup des terroristes. On avait bien besoin de ça, le terrorisme ! T’as raison, faut tout y éradiquer, comme ils y font les Hongrois.
—  C’est pas c’que j’voulais dire, mais t’as cent fois raison. C’est pour ça que j’investis.
—  Dans la pierre ?
—  Si tu veux. La pierre à briquet. C’est une image.
—  J’comprends. J’ferais pareil si j’pouvais. Question de moyens.
—  Quand on veut on peut, et si on peut pas, c’est qu’on veut pas.
—  C’est pas que j’veux pas, mais j’ai pas un sou devant moi.
—  La vermine, faut savoir que y’a pas que les armes pour la nettoyer.
—  Il y a quoi ?
—  Les discours, la tchatche.
— Oui, mais faut savoir parler pour ça.
— Que dalle, suffit de savoir mentir. Tu crois qu’ils font quoi, les autres ?
— Ben alors, je dois y arriver moi aussi.

.
* Non content d’être abrutis, nos deux zozos sont incultes. Sans doute veulent-ils parler des Palestiniens –.qu’Allah les garde, pour ceux qui n’emmerdent personne et n’aspirent qu’à la paix.


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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Racisme, vermine, schlague et chemises noires

  1. Charles Joseph dit :

    Bon, quoi, vous avez quoi contre le karcher?

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