Concombres, carottes, stupre, cheikh Machin et tête de noeud

LE CAIRE : Un religieux musulman résidant en Europe a statué que les femmes ne devraient pas se trouver à proximité des bananes ou des concombres, afin d’éviter toute « pensée sexuelle. »
Le cheikh anonyme, présenté dans un article publié sur el-Senousa News, a été cité comme disant que si les femmes souhaitent manger ces aliments, une autre personne, de préférence un homme de la famille tel leur père ou leur mari, doit couper ces aliments en petits morceaux et leur servir. Il a dit que puisque ces fruits et légumes « ressemblent au pénis », ils pourraient exciter les femmes ou « leur inspirer des pensées sexuelles ». Il a ajouté les carottes et les courgettes à la liste des aliments interdits pour les femmes. 
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Jojo, mon pote qui en rate pas une, il dit que les femmes devraient pas approcher un gus qui dégoise comme ça, à cause qu’une tête de noeud pareille ça peut leur donner des idées, comme lui enfiler un préservatif sur son crâne d’œuf. Moi, qu’il dit, je lui chanterais Mets ta cagoule, au cheikh de mes deux. Un sacré rigolard, Jojo. Mais moi je suis pas d’accord avec lui, à cause quand même qu’il faut pas pousser le bouchon trop loin dans le goulot, et que les filles, c’est pas les anges qu’on croit. De toute façon, j’y crois pas, aux anges. Puis le bouchon, hein, passé un certain temps…

J’y ai écrit au curé arabe, que j’étais d’accord avec lui, mais pas complètement à cause qu’il n’y a pas que les concombres, les carottes et les bananes, ça serait trop facile. Alors je lui ai parlé des courgettes farcies, des pompes à vélo, de la baguette de pain et du pain de sucre de je sais plus quelle ville, qu’il y a Copacabana dans le coin (c’est une plage dégoûtante où les filles étalent, on saurait pas que c’est leur poitrine qu’on croirait que c’est leurs fesses, et vice-versa, rien que de l’obscénité et pire). Et les gars qu’ont plus d’avant-bras et qu’ont un moignon, les poires à lavement avec leurs canules, les matraques, les doigts qu’il y a plus que deux phalanges, vous y avez pensé ? je lui ai écrit sur la lettre. La bafouille, je l’ai lue à Jojo, parce que s’il y en a un qui en sait, des choses, c’est bien lui.
Rajoute ça, qu’il m’a dit. D’abord plus de bite d’amarrage, faut plus que les filles elles aillent au port, pis d’abord, le port, chez eux, c’est interdit.
Quel con, le Jojo ! Je sais même pas pourquoi il a dit ça en se bidonnant. Et va savoir, il a rajouté, si y’a pas un putain de sous-marin avec ses putains de torpilles que ça donnerait des idées à plus d’une. Avec la petite hélice au cul, je te dis pas le sex-toy que ça fait. Et attention, hein, le ramassage des champignons, plus qu’interdit. C’est moi qui l’étais, interdit. Pourquoi ? je lui ai demandé. Il m’a montré sur un bouquin. Ben merde, alors ! Phallus impudicus. Je sais pas ce que ça veut dire, mais je sais à quoi ça ressemble et à quoi ça pourrait servir. C’est pas tant risqué que ça, a dit Jojo, à cause que ça daube vite, aussi vite fait que ça déçoit, pis ça cocotte d’enfer. Ceci dit, y’en a qui aiment ça, que ça leur rappelle de bons souvenirs, même si c’est pas garanti.

T’es vraiment dégueulasse, que je lui ai dit. Alors je l’ai planté là, façon de parler, me faites pas dire ce que j’ai pas dit et ce que j’ai pas pensé. Contrairement au cureton, je veux dire au cheikh. Entre parenthèses, c’est quand même bizarre ce qu’il raconte, le cheikh, parce que c’est où qu’il est allé chercher tout ça ?

M’en retournant chez moi, j’ai vu la Julie. Julie, c’est ma femme. La Julie encore fourrée au pré, avec l’âne. Je sais pas ce qu’elle lui trouve, mais elle y est toujours fourrée, à le traire, elle prétend. Je me demande si c’est bien vrai, d’autant que le lait, j’en ai jamais vu la couleur. Alors j’ai téléphoné au cureton arabe, pour y demander ce qu’il en pensait. Stupre et pêché, qu’il m’a dit. Et ça m’a fait penser quand la Julie elle regarde les films de guerre à la télé, que ça bombarde de tous les cotés avec des obus rutilants, que ça coule des bateaux avec des torpilles qui sortent des tubes des sous-marins, que ça tiraille dans tous les coins avec des balles qu’ont la forme de suppositoires. Et l’autre, là, dans son canapé, et que je te croise les jambes, que je te les décroise et que je te remets ça, toute agitée que je lui demande si elle nous ferait pas de l’asthme ou un truc comme ça à cause qu’elle respire bizarre. C’est pareil quand on va au marché chez le charcutier, les meilleurs godiveaux du bled, dans le quartier de la mosquée. Je sais pas ce qui lui prend, mais voilà qu’elle devient tout chose, que finalement, ça m’étonnerait pas que ce soit à cause du minaret. 

Pis ça m’a fait penser à autre chose que j’ose pas y dire, mais tant pis j’y dis. C’est les carottes. J’y aimais pas, avant, mais depuis quèques temps, j’y aime parce qu’elles ont un drôle de bon goût qu’elles avaient pas avant. J’ai repassé un coup de fil au gars. Je suis pas curé, qu’il m’a dit, faut pas confondre, je suis cheikh et arrêtez de m’appeler mon père et toutes ces impiétés. Les carottes, les carottes… qu’il répétait en se carressant la barbe qu’on y entendait faire dans l’écouteur, avant de me demander si, par hasard, à tout hasard, il a précisé : «Ça serait pas qu’elle aurait lu les journaux qui me citent ? » Si da, je lui ai répondu. C’est bien ce que je craignais, il y a plus qu’à les râper, il a dit, en parlant des carottes. C’est ce que je fais depuis, mais elles sont moins goûteuses.
Comme il était encore au fil, j’en ai profité pour lui demander si pour les hommes c’était pareil, des trucs qui les excitent et tout.
C’est point pareil pour les hommes, il a dit, c’est pas pêché. Mais ça peut les fatiguer, et ça c’est pêché. Faut éviter les fruits siamois, les amandes et les moules, et ne pas abuser des bananes.
Mon père, que je lui ai dit en me rappelant que c’est pas mon père. Monsieur le cheikh, voilà que je me pose la question de savoir si c’est pêché que de regarder les trous et de s’en approcher, comme les puits, les cratères des volcans ou la grande faille qu’il y a chez nous à cause du tremblement de terre qu’il y a eu, que des gens sont tombés entre les grandes lèvres qui se sont fabriquées ce jour là. Ça c’est quand je me promène. Mais les mauvaises idées, c’est surtout à la maison qu’elles viennent faire penser à la fornication. Ma brosse à habits, par exemple, je lui ai dit, celle en forme de coeur, que quand je me brosse avec, ça me fait tout drôle, surtout si je touche les poils. C’est pas comme la brosse à chaussure, elle, ça me fait pas le même effet, mais faut dire que les poils sont durs. C’est marqué en doré que c’est du sanglier. C’est quoi le sanglier ?
Pour les puits et les cratères, c’est pêché d’orgueil, il m’a dit. Après il a coupé.

Moi je dis, toutes ces vicieuses, faudrait les mettre au pas en les forçant à faire leurs saloperies avec des aubergines pas épluchées. Elles y arrêteraient, je vous jure. Sinon, il y a bien aussi la brosse à chaussures, et si c’est du poil de cochon, comme ils disent que c’en est sur Internet, parce que le sanglier c’est du cochon, c’est Dieu lui-même qui les punira, voilà ce que je pense.

Après j’ai quand même réfléchi et je me suis redit que le cheikh, c’est quand même bizarre ce qu’il raconte, parce que moi, j’y ai jamais pensé à ces choses là. Juste une fois, avec des bougies, mais je suis pas bête à ce point, je sais qu’on peut se brûler avec. Maintenant il y en a qui prennent peut-être le risque, parce que quand je vois les cierges de toutes les tailles qu’il y a dans les églises, c’est peut-être pas la peine de se demander ce que les bigotes viennent y faire. J’affirme rien, mais c’est Jojo qui tient ça de son beau-frère qui est curé. Dans le coin de Noeuds-les-Mines, je crois. Tiens, un truc que je lui ai pas demandé au rabbin cheikh, c’est si dans leurs églises à eux il y a des cierges et des bigotes.

Toujours est-il que maintenant que c’est plus comme avant, je fais gaffe quand j’enfile mes gants, quand j’enfile mes godasses, quand j’enfile le fil dans le chas de l’aiguille, la clé dans la serrure, mes doigts dans le nez et mon doigt dans le cul parce ça me gratte. En faisant attention à l’ordre où j’y fais. Je fais gaffe pour chasser les idées de stupre qui me viendraient. Les jouets des petits enfants, que Julie leur avait acheté des Lego où c’est qu’il faut enfiler des pièces dans les trous qu’il faut, sinon ça rentre pas, je les ai donnés à des nécessiteux qui ont même pas le nécessaire.
Sinon, je sais pas pourquoi, mais les godiveaux, j’y trouve plus mon compte. Je me suis mis au Jésus, même si c’est c’est pas pareil, à cause surtout qu’on n’y fait pas cuire.

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A propos pierrevaissiere

On avait réussi à collecter une dizaine de mots qui parlent de l'olibrius qui écrit ces âneries, et voilà, ils se sont échappés. C'est pourtant pas faute de les avoir tenus en laisse.
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Un commentaire pour Concombres, carottes, stupre, cheikh Machin et tête de noeud

  1. eleate dit :

    Il a osé, si c’est pas malheureux, comme vous diriez vous-même.

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